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Romans comiques

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18 avril 2020

Romans comiques?

happy_mug

Tous les textes qui me font sourire seront inclus dans ce blog, même s'ils sont jugés sérieux.

Je suis peut-être un peu bizarre, mais je trouve par exemple qu'Henry James est un auteur comique. Ah bon? j'entends d'ici. Ben oui, je souris toujours en lisant ses romans. Il a un regard caustique, pince-sans-rire qui me fait toujours rigoler.

En règle générale, je préfère un regard comique sur un sujet pas trop débile qu'une histoire complètement bêtasse. Je préfère prévenir pour éviter les malentendus.

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24 septembre 2020

« La femme qui décida de passer une année au lit », Sue Townsend

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Roman acheté à cause du titre, car l'idée est bien tentante, n'est-ce pas ? Rester au lit pendant un an !

Les auteurs qui ont ce genre d'idées m'intriguent. Un de mes films préférés est d'ailleurs Alexandre le Bienheureux, d'Yves Robert, où le héros, Philippe Noiret, décide un jour de ne plus bouger de son lit et de se la couler douce.

Ai-je aimé ce roman ? Oui, j'ai eu grand plaisir à le lire. Tout à fait mon genre d'héroïne, une femme qui est un peu anticonformiste et qui décide de faire ce qui lui plaît, qui n'est pas une écervelée de première.

L'histoire : Eva, une femme de 50 ans, décide un beau matin, alors que ses deux enfants viennent de quitter le logis familial, de rester au lit pendant un an. Brian, son mari, un éminent astronome, s'énerve, ne comprend pas ce qui lui arrive et appelle un médecin. Le médecin s'avère impuissant, n'arrange en rien ses relations avec sa femme vu qu'elle lui demande d'aller dormir dans leur remise et se met à vider leur chambre de son contenu avec l'aide d'un certain Alexandre, un homme à tout faire avec lequel elle sympathise de plus en plus.

Une histoire comme je les aime. Se lit très facilement et donne le sourire. Un vrai roman-comédie.

Des grincheux trouveront tout ça invraisemblable, diront qu'une femme ne peut pas rester au lit pendant un an, que l'arrivée d'inconnus qui viennent la consulter et la prennent pour une sainte est ridicule, blah blah blah... En ce qui me concerne, l'auteure a bien réussi à m'entrainer dans son histoire.

Je vais maintenant me procurer un autre roman de Sue Townsend: La reine et moi.

27 août 2020

« La prime », Janet Evanovich

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J'ai acheté ce bouquin il y a longtemps sur les conseils d'un internaute. Il figure dans pas mal de listes de romans comiques. Est-il drôle ? Ai-je souri ?

Pas trop non, car ce n'est malheureusement pas mon style d'héroïne. Je n'aime pas les trentenaires écervelées qui se retrouvent dans des situations auxquelles on ne peut pas vraiment croire. Dans Confessions d'une accro du shopping, de Sophie Kinsella (que je vais relire pour faire figurer sur ce blog), on peut comprendre une compulsion d'acheter, cela rend même l'héroïne attachante, mais là, j'ai trouvé cette Stéphanie Plum un peu creuse, pas très passionnante.

L'histoire : Stéphanie Plum vient d'être licenciée. Sa situation financière étant catastrophique, elle décide de travailler pour son cousin et de s'improviser chasseur de primes. Elle n'y connaît rien en la matière, mais ce n'est pas grave, elle achète sans plus tarder un revolver et tente de traquer les criminels en cavale. Sa première mission est d'arrêter Joe Morelli, un présumé auteur d'un meurtre qui s'avère être son ex petit copain...

Trop chick-lit à mon goût. Le trait est poussé trop loin, ce qui fait que je me suis détachée de l'action, ai même eu du mal à aller jusqu'au bout. Pourquoi les héroïnes de romans comiques doivent toujours être superficielles, un peu niaises ?

D'autres trouveront ce récit distrayant, mais la sauce n'a pas prise pour moi. Pas mon genre de roman comique. Trop invraisemblable.

13 août 2020

« Un tout petit monde », David Lodge

SAM_2051Bouquin sympa à lire. On est plongé dans l'univers bien particulier des congrès d'universitaires.

C'est tout un petit monde de professeurs qui se déplace, se croise dans les aéroports pour assister à des colloques sur des sujets assez hermétiques tournant autour de la critique littéraire.

Un tas d'éminents esprits qui ne sont pas toujours concentrés sur les conférences en question, mais sur ce qu'ils vont faire le soir, leur manière d'assurer au mieux leur promotion, de placer leurs bouquins. Un groupe d'ambitieux qui se jalousent et ne sont pas à une vacherie près, surtout lorsqu'un poste prestigieux, et super bien rémunéré, se libère à la Chaire de l'Unesco. 

Au début, David Lodge se concentre sur le jeune Persse, qui découvre ce monde de colloques mais est surtout obnibulé par se caser et est très intrigué par une mystérieuse femme nommée Angelica, puis il introduit un tas d'autres universitaires et il faut un peu s'accrocher pour suivre qui est qui. J'ai un peu perdu le fil au milieu du livre en suivant cette panoplie de personnages.

Quand David Lodge reconcentre son propos, j'ai trouvé ça agréable à lire et ai fermé le bouquin en disant Chapeau ! Pas évident d'écrire un bouquin pareil.

28 juillet 2020

Mes prochaines lectures

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Un tout petit monde, de David Lodge.

La prime, de Janet Evanovich.

La femme qui décida de passer une année au lit, de Sue Townsend.

J'ai déjà lu Un tout petit monde de David Lodge, mais je ne m'en souviens plus.

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27 juillet 2020

Nouvelle comique

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Pour faire suite à mon message sur le recueil de nouvelles L'Omelette byzantine de Saki qui m'a déçue...

Voilà en revanche une nouvelle de Henry James qui est marrante. Il s'agit de L'arbre de la connaissance qui figure dans le recueil Le Banc de la désolation (collection Folio). Beaucoup plus mon genre d'humour.

Dans L'arbre de la connaissance, Henry James parle de l'artiste raté, du type passionné qui est tellement dans son truc qu'il en perd tout jugement.

L'histoire est celle d'un sculpteur qui vit avec sa femme et son fils et qui produit un maximum d'œuvres sans jamais les vendre. Le fils, pensant avoir le talent artistique de son père, part à Paris pour devenir peintre, mais l'éloignement lui fait réaliser que son père en fait se leurre et n'est pas vraiment doué. Il fait part alors de ses inquiétudes à son parrain, qui s'en est rendu compte depuis des lunes, mais qui n'a jamais rien dit par respect. Il lui demande d'ailleurs de continuer la charade pour ne pas effondrer sa mère qui a toujours cru au talent de son mari, mais une conversation avec celle-ci lui fait réaliser qu'elle n'est pas dupe non plus et qu'elle a toujours su que son mari ne produisait que des horreurs... Très drôle.

Pour lire un synospis rapide des autres nouvelles de ce recueil, voir mon ancien blog (ici). 

26 juillet 2020

« L'omelette byzantine », Saki

SAM_2066Un recueil de nouvelles de Saki acheté sur les conseils d'un internaute. Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur britannique, de son vrai nom Hector Hugh Munro (1870-1916).

Les nouvelles sont très courtes. Trop courtes pour moi. On a à peine lu quelques paragraphes que c'est terminé. J'imagine que c'est parce qu'elles ont été à l'origine publiées dans des magazines, et qu'il fallait faire court. En tout cas, pour moi, c'est trop rapide. Pas le temps de rentrer dans le sujet qu'on doit passer à la suivante.

Après, je n'ai pas trouvé les histoires passionnantes. On parle un peu de trucs futiles, de situations mondaines anodines. A vieilli peut-être? 

Cela devient plus amusant en milieu d'ouvrage, notamment avec Laura, une nouvelle parlant d'une femme mourante qui souhaite être réincarnée dans une loutre pour embêter son beau-frère, Les Jouets pacifiques sur la difficulté d'acheter des jouets qui ne glorifient pas la guerre, et La Disparition de Crispina Umberleigh sur une mère de famille autoritaire qui disparaît un jour sans que sa famille ne s'en soucie trop.

Peut-être que je devrais lire La Fenêtre ouverte, un autre de ses recueils de nouvelles pour me faire une meilleure idée de cet auteur. Beaucoup d'internautes trouvent cet ouvrage hilarant. Pour ma part, je n'ai souri qu'une fois. 

16 juillet 2020

Roman comique

novels

Certains internautes trouvent le bouquin dont je parlais hier, Petits suicides entre amis de Arto Paasilinna, insatisfaisant, trop superficiel, trop léger, mais il ne faut pas exagérer non plus, attendre trop d'un roman comique. 

Tant que le sujet est original, l'humour un peu fin, pas trop grassouillet, et le récit bien mené et vraisemblable, moi, je trouve que le pari est gagné.

Les lecteurs qui reprochent à l'auteur de ne pas avoir approfondi ses réflexions sur le suicide sont un peu exigeants, il me semble. Arriver à parler de ce sujet difficile sans plomber le moral de ses lecteurs demande un sacré doigté. Pas évident à réussir ce genre de récit.

15 juillet 2020

« Petits suicides entre amis », Arto Paasilinna

SAM_2052Un livre qui n'est pas sans rappeler Vous descendez ? de Nick Hornby (ici). C'est la même histoire de candidats au suicide qui sont empêchés de mettre fin à leurs jours par d'autres personnes ayant décidé d'en faire autant.

Eh oui, parfois on peut avoir deux romans sur le même thème, mais dans ce cas précis, Arto Paasilinna a devancé Nick Hornby (Petit suicide entre amis a été publié en 1990 - traduction française en 2003, alors que Vous descendez? date de 2005). C'est l'angoisse d'un auteur, ça, travailler pendant des mois sur une histoire et, horreur, quelqu'un quelque part sort un roman similaire !

Bref, cette histoire est sympa. Il s'agit de deux hommes qui se retrouvent dans une grange pour se suicider, mais au lieu de mettre fin à leurs jours, ils se mettent à discuter et décident à la place d'aider tous ceux qui sont désespérés comme eux.

Les voilà donc qui passent une annonce dans le journal et organisent un symposium pour candidats au suicide qui remporte un vif succès. Ils ont maintenant un tas d'âmes en peine à leurs bottes qu'ils tentent d'aider comme ils peuvent. Ils dénichent un autocar, se mettent à parcourir des kilomètres tout en faisant des détours pour récupérer certains désespérés, trouvant en fin de compte leur escapade assez sympa et redoutant de plus en plus le moment de passer à l'acte...

On assiste à la péripétie de ce groupe de gens au bout du rouleau en souriant. Il s'agit d'un road trip pour suicidaires assez léger. Certains trouveront que c'est un peu trop superficiel, que la visite de plusieurs pays est un peu répétitive et permet à l'auteur d'éviter de creuser son sujet, mais moi j'ai bien aimé.

2 juillet 2020

« Le cher disparu », Evelyn Waugh

SAM_2068Ce roman figure dans pas mal de listes de livres soi-disant marrants à lire, mais je ne comprends pas bien pourquoi. Je n'ai pas souri une fois en le lisant. Pourtant j'aime l'humour noir, l'ironie, mais je n'ai pas trouvé l'écriture d'Evelyn Waugh amusante. 

Tout d'abord, ce récit m'a paru assez théâtral au début, ce qui n'est pas un problème vu que j'aime le théâtre, mais c'est curieux, on se demande s'il ne s'agit pas d'une adaptation de pièce. Pas clair non plus dans les premières pages qui parle, qui est qui. Peut-être que j'étais déconcentrée, mais le livre n'étant pas très long (175 pages), j'ai commencé à piger ce qui se passait à la page 50... 

Après, j'ai cherché le côté hilarant du récit vu que je l'ai acheté sur conseil d'internautes le qualifiant comme tel, et cela a surement faussé le jeu, car plus je cherchais, moins je le trouvais marrant.

Bref, voilà l'histoire : Nous sommes à Hollywood dans les années 40. Dennis Barlow, un jeune expatrié britannique, est chargé de s'occuper des obsèques de son ami et colocataire Francis Hinsley, un Sir anglais. Il est ainsi confronté aux rites funéraires à l'américaine de la société Les Célestes Pourpris et fait la rencontre d'Aimée, une de ses employés qui le fascine.

Pas enchantée par cette lecture. Trop froid pour moi. Je l'ai donc classé dans ma rubrique des BOF!, pas parce que l'histoire est inintéressante, mais parce qu'en tant que bouquin marrant, ça se pose là!

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